L'histoire est tout autour de nous - VKL

L'histoire est tout autour de nous !

Septembre 2023

C'est le thème de l'excursion que la VKL a effectuée dans le cadre du cours d'histoire le 20 septembre 2023. Au cours de la visite de 4 km, les élèves ont non seulement découvert des choses intéressantes sur l'histoire de la ville de Buc, mais ils ont également appris où l'histoire se cache partout !

La première étape, intitulée "L'histoire commence devant sa propre porte", se trouvait directement devant la porte principale du Lycée Franco-Allemand. Chaque jour, les élèves entrent et sortent d'un lieu chargé d'histoire - les enfants de la VKL ont désormais une meilleure perception des symboles du mur et une meilleure connaissance du contexte.

Quinze autres étapes ont sensibilisé les plus jeunes du collège à des événements qui invitent à réfléchir sur l'histoire, par exemple le terrain de pétanque sur l'histoire du sport et du jeu, l'aqueduc sur l'importance de l'eau pour les hommes ou l'inscription au-dessus des fenêtres de l'hôtel de ville sur l'évolution de la République française. Ils ont appris pourquoi les rues de Buc portent le nom d'aviateurs célèbres, ont comparé d'anciennes photos et cartes postales de l'époque de Louis Blériot avec celles d'aujourd'hui et ont bien sûr pu jeter un coup d'œil au Mirage près de l'Aérodrome.

Sur la place de la République, où se trouve le Mémorial des victimes bucoises des deux guerres mondiales, les enfants ont compris la signification du mot "monument" : il nous invite à réfléchir sérieusement au passé et à en tirer des leçons. À la douzième étape, les élèves ont particulièrement pris conscience du fait que le passé n'a pas toujours été pacifique et que l'amitié entre Français et Allemands n'a pas toujours existé non plus: le mémorial de Léon Chabot, qui, à seulement 23 ans, a été abattu à Buc par des soldats allemands de la Wehrmacht le 24 août 1944.

Les yeux nettement plus ouverts sur l'histoire qui nous entoure partout, les élèves ont regagné leur LFA après avoir pris une collation dans le parc du château de Buc.

Et si l'envie vous prend de découvrir vous aussi un peu plus d'histoire, n'hésitez pas à l'occasion à vous faire indiquer par un élève de VKL où vous pourrez trouver à Buc un véritable témoignage de l'histoire de Berlin !

 

Texte et description des photos : Tanja Wagner

Photos de l'exposition : Herbert Hartmann

 

C'est avec un certain respect que les enfants de VKL ont fait le tour du Monument aux morts des deux guerres mondiales et ont été étonnés par l'inscription : "A la mémoire glorieuse des Enfants de Buc morts pour la France". Ils ont vite compris qu'il ne s'agissait pas d'enfants de leur âge, mais de la France comme mère et des citoyens de Buc morts comme ses enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wow, l'aqueduc fait presque 600 mètres de long ! Je me demande combien de temps il a fallu pour le construire ? Et dans quel but ? Ce ne sont pas les seules questions qui sont venues à l'esprit des élèves en observant ce monument historique !

 

 

Cette pierre commémorative de la rue Louis Blériot marque un point de l'histoire franco-allemande quand les relations entre les deux pays étaient au plus bas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les morts aussi racontent une ou plusieurs histoires ! C'est pourquoi la VKL, accompagnée de ses professeurs Tanja Wagner et Thomas Beyer ainsi que de quelques parents et grands-parents, s'est rendue au cimetière de Buc.

 

 

Chartres : à la découverte de l'art gothique - 5A

mars 2023

Sortie à Chartres des élèves de 5A : à la découverte de l’art gothique

Le jeudi 30 mars 2023, nous sommes allés ma classe, Mme Guerder et  Mme Roth, à la cathédrale de Chartres, pour  visiter la cathédrale, faire une activité sur son architecture gothique et en apprendre plus sur l’art du vitrail. Nous avons réalisé des constructions à l’aide de maquettes en bois (avec un arc-boutant et un arc complet avec contrefort)  pour comprendre l’architecture d’une cathédrale gothique. Nous avons aussi pu étudier les étapes de la confection d’un vitrail au Moyen Age  depuis la fabrication du verre. Nous avons également appris la lecture de vitrail et visité la cathédrale.

Nous avons commencé par comprendre l’utilité d’un vitrail. En effet, au Moyen Age, les vitraux émerveillaient le peuple. Les vitraux donnent une atmosphère dans la cathédrale assez différente de l’extérieur car le vitrail filtre la lumière, ce qui surprend les habitants du Moyen Age qui croient que c’est la lumière divine. Cela va donc rendre unique la cathédrale et entrainer les fidèles dans une attitude de prière. Au soleil, le vitrail brille,  ce qui peut laisser croire que ce sont des pierres précieuses.

Nous avons étudié l’architecture gothique et l’histoire de la cathédrale. En effet, la cathédrale de Chartres a tout d’abord été construite en bois, mais elle va brûler. On va  la reconstruire en l’agrandissant car il y avait de plus en plus de pèlerins. Au fil des années, celle-ci va s’agrandir et changer de style. Pour cela, il a fallu des corporations d’architectes, de charpentiers, de forgerons, de souffleurs de verre, de maçons, de porteurs, de sculpteurs… La cathédrale de Chartres mesure 37 mètres de haut (soit un immeuble de 11 étages) : elle a des contreforts pour empêcher les piliers de tomber, des croisées d’ogives, des clés de voute … Nous avons construit des maquettes pour pouvoir mieux comprendre l’architecture et avons même pu recommencer en enlevant le tirant (barre de fer pour renforcer la structure). Il y a actuellement deux styles dans la cathédrale : le style gothique et le style roman.

 

 

Nous sommes ensuite  allés dans la cathédrale pour la visiter. Tout d’abord, nous avons regardé les sculptures à l’entrée de la cathédrale : nous pouvons voir que les personnages entourant la porte principale sont nobles car ils portent de longs vêtements, ils sont aussi très grands et droits. Nous avons vu des élèves, des paysans, des musiciens…

A l’intérieur, nous pouvons voir au sol des pierres formant un labyrinthe symbolisant le chemin vers la prière. Les vitraux sont très présents, mimant des scènes de la Bible.

Nous avons aussi vu une relique, le voile de Sainte Marie. Au Moyen Age, on ne pouvait  pas voir la relique, alors tout le monde pensait  que c’était une robe. Mais pendant la Révolution française, le reliquaire a été ouvert : on a découvert que ce n’était pas une robe, mais un voile. Dans le déambulatoire, il y a des sculptures en pierre ornant les murs de l’autel. Ces sculptures montrent des scènes de la Bible, comme la Nativité.  Nous avons appris  à lire un vitrail avec les signes du zodiaque et un autre montrant les travaux que doit faire un paysan tout au long de l’année.

 Devant le portail sud, nous pouvons observer la scène du Jugement dernier qui montre le chemin du paradis avec  Jésus, une balance à la main. Il y a des diables au-dessus des pécheurs.  

          Devant le portail nord, nous pouvons observer des traces de peinture médiévale. Ces couleurs originelles sont visibles à la belle saison : les couleurs sont projetées à la nuit tombée sur la cathédrale.

 

Au XVIe siècle, on a rajouté un pavillon avec une horloge car avant, pour avoir l’heure, on utilisait  des bougies graduées, des sabliers ou le soleil. D’ailleurs, à l’ouest, il y a un cadran solaire.

En 1836, le toit de la cathédrale a pris feu ; on l’a donc reconstruit dans une charpente métallique qui devient verte avec le temps.

 

L’après-midi, nous avons fait un atelier sur le vitrail. Tout d’abord nous avons appris les différentes étapes pour la fabrication du verre. Une fois le verre façonné,  le maitre des verriers va peindre une table en blanc et tracer en noir le patron du vitrail. En effet, au Moyen Age, on construisait un vitrail carreau par carreau car les vitraux de la cathédrale de Chartres mesurent entre 8 à 12 mètres. Une fois les morceaux de verre découpés, on faisait une sorte de puzzle pour caler les pièces de verre grâce à du plomb et les souder avec de l’étain au fer à souder. On pouvait aussi mettre une sorte de peinture marron (qu’on voit noire sur le vitrail) appelée « grisaille »   pour les détails (comme par exemple des yeux, des plis d’une robe…). Pour faire un vitrail, il faut environ 360 heures de travail.

Après l’atelier, nous sommes retournés dans la cathédrale pour regarder et apprendre à lire un vitrail. Tout d’abord,  nous avons vu que les vitraux se lisent de bas vers le haut. Pour lire un vitrail, il faut bien regarder les détails car tout a une signification : par exemple, si une image est encadrée par un carré, cela signifie que la scène illustrée se passe à un moment précis, mais si l’image est entourée par un cercle (qui n’a ni début, ni fin) cette scène n’a jamais commencé et ne va jamais se finir. Un vitrail peut illustrer une des scènes de la Bible, des paraboles, des arbres généalogiques… En effet, nous avons pu lire des vitraux montrant l’arbre généalogique de Jésus, la parabole du fils prodigue et différents extrait de la Bible. Ce qui est intéressant quand on lit les vitraux, c’est qu’il faut interpréter : pour la résurrection de Jésus, nous avons pu voir qu’a la mort de Jésus, son tombeau est rouge, ce qui signifie le sang et la mort et quand il ressuscite son tombeau vide  est vert , ce qui donne l’idée du printemps et donc du renouveau.  En bas de quelques vitraux, nous pouvons voir les métiers des donateurs (il y en a beaucoup car on croyait que si on donnait beaucoup d’argent à l’Eglise on aurait sa place au paradis) comme un changeur, un roi, des porteurs de pierres…

Nous avons pu voir un des vitraux les plus connus de la cathédrale de Chartres : c’est Notre-Dame de la Belle Verrière. En effet, ce vitrail a survécu à un incendie et est couleur "bleu de Chartres" qui est un bleu clair. 

Merci beaucoup à l’Alfa et au LFA pour le financement intégral de cette sortie qui était très intéressante et ludique.

 

Marie P. 5A

6B "Atelier patrimoine archéologique local"

"Le mercredi 8 février 2023, nous nous sommes rendus, ma classe de 6B, Mme Guerder, Mme Brockmeier et moi-même, au service archéologique interdépartemental. Ce service est situé à Montigny-le-Bretonneux, dans le même bâtiment que les archives départementales.

Nous avons commencé notre sortie en décrivant, observant et analysant des objets du paléolithique et néolithique. Nous avons chacun choisi un objet différent pour cela.

Les objets du paléolithique pouvaient être des grattoirs, des dents de cheval, des dents de mammouth, des bifaces qui avaient des différences entre eux : ceux qui dataient de -400 000 ans, à l’époque d’homo erectus étaient marrons et plutôt gros alors que ceux qui dataient d’environ -50 000 ans, sans doute à l’époque de l’homme de Neandertal étaient beaucoup plus petits et plutôt blancs.

Les objets du néolithique pouvaient être des percuteurs, des scies, des lames, des polissoirs, des meules et des bouteilles.

J’ai choisi une bouteille : elle était grise et légèrement beige, en céramique, fragmentée et restaurée, n’avait aucun motif, datait du néolithique et avait été retrouvée à Rueil-Malmaison.

Ensuite, nous avons visité le service. Dans la salle de nettoyage, on nous a expliqué que la fouille se réalisait par couche : on change de couche si le sol change de couleur. Plus les couches sont profondes, plus elles sont vieilles."

Lucie, 6B

"En archéologie, les objets sont classés en cinq familles différentes :

  • la céramique
  • la pierre
  • le métal
  • les ossements
  • le textile

On trouve rarement du bois ou du tissu pendant les fouilles car ces deux matières se décomposent très rapidement.

Les objets trouvés sont très précieusement préservés. Ils sont d’abord nettoyés à l’aide d’une brosse à dent et d’eau, et sont ensuite posés sur du papier absorbant.

Les objets ne sont pas rangés au hasard ! Grâce à leurs yeux expérimentés, les archéologues savent à peu près de quelle époque date l’objet, ce qui permet de mieux le classer."

Kéni, 6B2

"La restauration sert à reconstituer les vases pour lesquels on a retrouvé seulement quelques morceaux. Il y a cinq étapes :  

  • La première est de nettoyer tous les morceaux que les archéologues ont retrouvés. 
  • La deuxième est d’assembler les pièces qui s'emboîtent et de les scotcher.
  • Ensuite on les colle avec de la colle transparente.  
  • Pour la quatrième étape, il faut créer un support qui permet de donner la forme complète si on ne trouve pas tous les morceaux.
  • Puis, pour finir, on peint le support, mais pas exactement de la couleur originale, car sinon on ne peut pas différencier l'original et le support."

Charlotte, 6B1

"On nous a également expliqué comment restaurer les métaux rouillés : il faut les passer au Rayon-X puis à l’aide de la radiographie, on tente de reformer l’objet initial.

Dans les magasins (l’endroit où sont conservés les objets), on nous a expliqué que les objets étaient classés par ville et taille puis, nous avons pu observer : une paire de chaussures d’enfant datant du XVIIIème siècle, des semelles en cuir datant du Vème siècle, un crâne attaqué par une carie, des morceaux de sarcophages en pierre,…"

 

Lucie, 6B1

 

"Les lieux de conservation et de stockage sont appelés magasin ou réserve. Pour qu’un objet soit correctement stocké, sans s’abîmer ni se dégrader avec le temps, il faut :

  • qu’il y ait une température de 17 degrés, peu importe le moment de l’année
  • que ce soit le noir total
  • que ce ne soit pas trop humide, voire pas du tout pour les objets en métal

Les objets ne peuvent pas être vendus car, dès que l’on les trouve, ils appartiennent à l’État.

Au Néolithique, les personnes étaient enterrés dans des cercueils de différentes matières selon leurs richesses : les personnes pauvres étaient enterrés dans des cercueils en bois et parfois à même la terre, les personnes d’une richesse moyenne étaient toujours enterrées dans des cercueils en bois et les personnes riches et très aisées étaient elles enterrés dans des cercueils en pierre qui étaient parfois ornés de pierres précieuses comme de l’or, des saphirs ou encore du lapis lazuli."

Kelya, 6B2

"Cette sortie était super et très instructive."

Charlotte, 6B1

"Je vous conseille de visiter ces archives. On apprend et on s’amuse. Les ateliers qu’on a fait sont très chouettes et intéressants."

Kéni, 6B2

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